Le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE), à travers son programme Femmes et Développement coordonné par Mme Leticia Lamah, a organisé du 30 juin au 1er juillet une session de formation au profit des femmes de Bengouyah, dans le district de Kensa. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet Féministes pour les Alternatives Climat et Environnement (FACE).
Durant deux jours, plus d’une trentaine de femmes ont été formées à la cartographie écologique participative, une approche innovante qui place les communautés, et particulièrement les femmes, au cœur de la connaissance, de la gestion et de la préservation de leur environnement.
Selon la coordinatrice du programme, cette démarche vise à donner aux participantes les moyens de représenter elles-mêmes leur territoire, de valoriser leur mémoire collective et de proposer des réponses adaptées aux défis environnementaux auxquels elles sont confrontées.
« À travers cette formation, nous accompagnons les femmes de Bengouyah dans l’apprentissage de la cartographie écologique participative. L’objectif est qu’elles puissent identifier les ressources naturelles de leur communauté, analyser les transformations observées au fil des années et mettre en évidence les impacts du changement climatique et de la dégradation de l’environnement sur leur quotidien », a expliqué Mme Leticia Lamah.
Elle souligne que cette approche va bien au-delà d’un simple exercice technique.
« Cette démarche valorise les savoirs locaux des femmes, renforce leur leadership et constitue un puissant outil de plaidoyer en faveur de la justice climatique et environnementale. En donnant la parole aux femmes, nous leur permettons de devenir des actrices incontournables de la gouvernance environnementale de leurs territoires », a-t-elle ajouté.
À travers cette initiative, le CECIDE réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement et de la résilience des communautés face aux effets du changement climatique. L’organisation met également en lumière le rôle central des femmes dans la gestion durable des ressources naturelles et dans la recherche de solutions locales aux défis climatiques, confirmant ainsi sa volonté de promouvoir un développement inclusif où les femmes occupent une place de premier plan dans la préservation de leur environnement.
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