
La capitale camerounaise accueille, du 5 au 8 octobre, la quatrième édition de l’Assemblée régionale des femmes pour le climat (AFC), un rendez-vous panafricain majeur consacré aux luttes des femmes pour la justice climatique, la protection des territoires et la défense des biens communs.
Placée sous le thème « Nos terres, nos voix : les femmes africaines unies pour la justice climatique et les réparations ! », cette rencontre réunit plus de 75 femmes leaders, activistes communautaires, représentantes d’organisations de la société civile et leurs alliés venus notamment du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de la Guinée, du Liberia, du Nigeria, de la Sierra Leone et du Sénégal.
Au cœur de cette mobilisation régionale figure une conviction forte : les femmes africaines, particulièrement celles vivant au sein des communautés directement exposées aux conséquences des dérèglements climatiques et de l’exploitation des ressources naturelles, doivent être pleinement associées à la définition des réponses apportées à la crise environnementale.
Le CECIDE, une voix guinéenne à la rencontre panafricaine.
Acteur engagé de longue date dans la défense des droits des communautés et la protection de l’environnement en Guinée, le Centre du Commerce International pour le Développement (CECIDE) prend part à cette importante rencontre régionale à travers son programme Femmes et Développement (FEDEV).
La responsable du programme, Leticia Lamah, représente le CECIDE à cette quatrième Assemblée régionale des femmes pour le climat. Elle participe aux travaux aux côtés de femmes issues notamment des communautés guinéennes dans lesquelles intervient l’organisation.
Cette participation constitue une occasion privilégiée de porter, au-delà des frontières guinéennes, les préoccupations des communautés confrontées aux effets des activités extractives, aux atteintes à l’environnement et aux multiples formes de vulnérabilité liées aux changements climatiques.
À Yaoundé, Leticia Lamah entend ainsi partager l’expérience du CECIDE et présenter les différentes initiatives conduites par l’organisation en faveur de la sauvegarde de l’environnement, de la défense des droits des communautés et du renforcement de la participation des femmes dans les processus liés au développement et à la gestion des ressources naturelles.
Unir les luttes des femmes pour défendre les territoires.
Au-delà du partage d’expériences, la présence du CECIDE à cette assemblée s’inscrit dans une dynamique de mise en réseau des luttes portées par les femmes africaines.
Pour Leticia Lamah, cette rencontre doit permettre aux participantes de confronter leurs expériences, de renforcer leurs alliances et de construire des revendications communes face aux défis environnementaux et climatiques qui affectent leurs territoires.
L’enjeu est également de faire émerger des alternatives au modèle de développement dominant, en plaçant les femmes et les communautés au centre des politiques de transition et de justice climatique.
Interrogée sur la finalité de cette Assemblée régionale des femmes pour le climat, la responsable du programme FEDEV du CECIDE souligne la nécessité de construire une mobilisation collective à l’échelle du continent.
« L’objectif général est de renforcer et d’unifier un mouvement écoféministe panafricain pour la justice climatique qui rassemble les luttes des femmes contre les industries extractives polluantes et les fausses solutions, afin de défendre les biens communs que sont la terre et la nature, tout en affirmant la revendication de réparations climatiques et en promouvant des alternatives justes et durables au modèle de développement dominant, centrées sur les femmes et les communautés », a-t-elle déclaré.
L’Assemblée de Yaoundé entend ainsi inscrire les revendications des femmes africaines dans une perspective plus large de justice climatique. Terres, forêts, eau, semences et autres ressources naturelles constituent au cœur des débats des biens communs dont la préservation demeure essentielle à la survie et à la dignité des communautés.
Les participantes dénoncent notamment les conséquences des activités extractives et des modèles de développement qui, selon elles, fragilisent les écosystèmes et accentuent les inégalités sociales et environnementales.
À travers leurs échanges, elles cherchent à consolider une réponse collective fondée sur la solidarité entre les peuples, la souveraineté des communautés sur leurs territoires, la reconnaissance des responsabilités historiques dans la crise climatique et l’exigence de réparations.
La participation de Leticia Lamah et des femmes issues des communautés guinéennes aux travaux de Yaoundé offre ainsi au CECIDE une plateforme supplémentaire pour faire entendre les réalités vécues sur le terrain et contribuer à une dynamique panafricaine de défense de l’environnement et des droits des communautés.
Co-organisée notamment par Green Development Advocates et WoMin African Alliance, avec l’appui d’autres partenaires, la quatrième Assemblée régionale des femmes pour le climat se veut finalement bien plus qu’un espace de dialogue. Elle ambitionne de consolider une force collective portée par les femmes africaines pour défendre leurs territoires, leurs ressources et leur avenir.
De Yaoundé, un message se dessine avec force : face à l’urgence climatique, les femmes africaines ne veulent plus être de simples victimes des décisions prises ailleurs. Elles entendent être des actrices majeures de la transformation de leurs territoires et de la construction d’une véritable justice climatique.
Service communication.











