Photo de famille des participants à l’atelier de présentation de l’etude su les effets de l’exploitation de la bauxite sur la pêche et l’élevage dans la region de Boké

Fruit d’une étude rigoureuse menée par Actions Mines Guinée et son partenaire Belge  International Peace Information Service ( IPIS), un nouveau rapport met en évidence les impacts préoccupants de l’exploitation de la bauxite sur les moyens de subsistance des communautés de Boké. Le document appelle à une prise de conscience collective et à des réponses concertées face aux dérives observées.

Dans le cadre de leur mission de défense des droits des communautés affectées par l’exploitation minière, l’ONG Actions Mines Guinée, en partenariat avec International Peace Information Service ( IPIS), a réalisé une étude approfondie sur les effets de l’exploitation de la bauxite sur les activités de pêche et d’élevage dans la préfecture de Boké.

Oumar Totya Barry, co-auteur de l’étude

Le rapport, présenté ce jeudi 9 avril 2026 à des représentants d’organisations de la société civile notamment le représentant du Centre du Commerce Internationale pour le Développement CECIDE , met en lumière des conséquences particulièrement préoccupantes sur ces deux secteurs vitaux, piliers de l’économie locale. La rencontre de restitution a également mobilisé plusieurs acteurs institutionnels et partenaires techniques, dont des représentants des ministères en charge des Mines et de l’Environnement, de la coopération allemande (GIZ), ainsi que de l’ambassade de France en Guinée à travers sa chargée de mission

Prenant la parole, Oumar Totya Barry, co-auteur de l’étude, a souligné l’ampleur des impacts enregistrés sur les moyens de subsistance des populations vivant dans les zones minières et le long des corridors d’exportation.

« Cette initiative vise à partager les conclusions du rapport, à encourager un dialogue multi-acteurs et à promouvoir des actions concertées en faveur d’une exploitation minière plus responsable et durable », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs précisé que « cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une première session de restitution organisée le 4 avril 2026 à l’Institut de Géologie et des Mines de Boké-centre. Réalisée en 2025 par des experts nationaux et internationaux, en collaboration avec Actions Mines Guinée et IPIS, l’étude couvre les principales zones d’exploitation de la bauxite ainsi que les localités situées le long des corridors miniers menant aux ports d’exportation, notamment de Kamsar à Katougouma, en passant par Katounou et Guèmè Saint-Jean.

Selon le co-auteur, « les résultats du rapport mettent en évidence des impacts significatifs sur les moyens de subsistance des communautés locales, en particulier dans les secteurs de la pêche et de l’élevage, fortement dépendants des ressources naturelles ».

À l’issue des échanges, les participants issus de diverses plateformes de la société civile ont formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles la nécessité d’élargir la diffusion du rapport à d’autres sphères institutionnelles, notamment les universités, les départements ministériels, le Conseil national de la transition (CNT) et les organisations internationales. L’objectif est de favoriser une meilleure appropriation des conclusions et de susciter des réponses coordonnées face aux défis identifiés.

À travers ce rapport, Actions Mines Guinée et son partenaire IPIS entendent alerter sur l’urgence d’une meilleure régulation de l’exploitation minière et d’une prise en compte accrue des réalités des communautés locales. En mettant en lumière les effets déjà perceptibles sur la pêche et l’élevage, les deux organisations plaident pour des réponses concrètes, concertées et durables, afin de concilier exploitation des ressources et préservation des moyens de subsistance.

 Consulter le rapport intégral : Reģpercussions de l’exploitation de la bauxite en Guineģe

Service Communication